Millau le 5 décembre 2004

Il faut un certain courage pour se lever si tôt un dimanche matin et un doute m’assaille quant à ma santé mentale. Je retrouve sur le parking des Angles des congénères qui semblent se poser les mêmes questions que moi, ce qui a un effet rassurant.

Chacun prend sa place dans le car presque en silence. Les premiers kilomètres sont plutôt réservés, les yeux sont embués de sommeil, les gestes un peu au ralenti et les pensées encore embrouillées.

C’est sans compter sur la jovialité de nos dirigeants d’AER qui se chargent de nous réveiller dans la bonne humeur. Les bonbons circulent, les esprits s’animent et les plus téméraires tentent de nous faire rire au son de blagues pas toujours raffinées !

Première pause pour aérer un chauffeur au professionnalisme contestable puisqu’il a raté la sortie ! Ambiance toujours potache jusqu'à ce que nous apercevions au loin les premiers pylônes du viaduc. Excitation pour tout le monde, un peu galvaudée par une route mouillée et un brouillard menaçant. L’admiration de cet édifice nous laisse tous pantois.

Après le contrôle de nos dossards, nous rejoignons le site avec des fourmis dans les jambes. Nous avons hâte d’en découdre avec le bitume. Ce ne sera pas sans peine car il semble que pour y parvenir il faille le mériter ! Le chemin qui y conduit est digne d’un parcours de VTT mais nullement de celui de nos fragiles mécaniques !

Le départ est enfin donné dans la cohue d’une foule en liesse. On commence par la difficulté d’une côte. On trouve son souffle, son rythme et on admire le paysage. Même le soleil a tenu à être de la partie. Le Massif Central nous livre là ce qu’il a de plus chaleureux, sauf ses températures ! L’alliance de la modernité d’un viaduc sorti de terre par l’intelligence et le courage de l’homme associés à ceux des montagnes ancestrales au charme bucolique ajoute au plaisir d’une route sans aspérité.

Le franchissement du premier pylône nous ravi. Nous avons l’âme victorieuse et pleine de reconnaissance pour les organisateurs qui nous ont emmené jusqu’ici.

Il faut déjà repartir. Tous semble satisfaits et la fatigue prend très vite le dessus. Certains ont l’humeur musicale. Le chauffeur ne s’en tiendra pas à sa première bévue, et n’hésitera pas à pimenter notre retour de quelques frayeurs.

Une journée gravée dans nos mémoires. Tout à la joie d’avoir partagé ce moment ensemble autour de l’élément fédérateur qu’est le roller, nous pouvons rentrer chez nous repus et rayonnants.


Céline Zug

Les photos de Fred. Voir aussi les photos de Céline, de Benoît et d'Alexandre.


Quelques-unes des photos de Céline


Quelques-unes des photos de Benoît


Le photographe photographié par Alexandre...